Senzoukria · Guides

Couverture des dealers : gamma, vanna, charm et scénarios sur NQ

Un parcours en huit leçons pour comprendre comment la couverture des teneurs de marché en options peut accompagner ou freiner un mouvement, et pour préparer des scénarios sur NQ et MNQ sans transformer le gamma en signal d’achat ou de vente. Chaque leçon a son exemple chiffré, son simulateur et sa vérification corrigée.

Mis à jour en septembre 2026Publié le 28 octobre 2026

Sur cette page
  1. Options, delta et couverture
  2. Gamma positif et négatif
  3. Origine et estimation du positionnement des dealers
  4. La surface d’IV : niveau, skew et structure par échéance
  5. Vanna et charm
  6. Couverture, flux clients et liquidité
  7. Lecture conditionnelle des régimes sur futures
  8. Exercices et mises en situation
  9. Glossaire
  10. Fiabilité des données, hypothèses et sources
  11. Questions fréquentes

La question à laquelle ce parcours doit vous apprendre à répondre : dans ce contexte précis, quels ajustements de couverture sont plausibles, peuvent-ils amplifier ou freiner le mouvement, et quelles observations me manquent avant d’envisager un long, un short ou de rester à l’écart sur futures ?

Comptez deux à trois heures en tout. Les leçons 1 à 3 posent la mécanique, les leçons 4 et 5 ajoutent la volatilité et le temps, les leçons 6 à 8 relient tout cela au trading de NQ et MNQ. Chaque leçon se termine par une vérification ; la réussir coche la leçon ci-dessous.

Lire les étiquettes

Chaque figure dit ce qu’elle contient. Une étiquette porte toujours un mot et une abréviation, jamais seulement une couleur :

  • OBSDonnée observée un fait de marché mesurable (prix, volume, IV cotée).
  • ESTPositionnement estimé une estimation de qui détient quoi, toujours incertaine.
  • MODHypothèse de modèle un choix de calcul (Black-Scholes, IV fixe, couverture complète).
  • FICDonnées fictives des chiffres inventés pour l’exercice.
  • SCNScénario prospectif ce qui pourrait se passer, sous hypothèses.

Six distinctions à poser avant tout

Les notions que ce parcours ne mélange jamais
NotionCe que cela veut direExemple
Long ou short un actifDétenir l’actif (gain s’il monte) ou l’avoir vendu sans le détenir (gain s’il baisse).Acheter 1 NQ, vendre 1 NQ.
Delta positif ou négatifDe combien la valeur de la position change pour +1 du sous-jacent. Un delta positif gagne à la hausse.Un call acheté a un delta entre 0 et 1 ; un put acheté entre −1 et 0.
Long ou short gammaComment le delta change quand le prix bouge. Long gamma : le delta grandit à la hausse et diminue à la baisse. Short gamma : l’inverse.Acheter un call ou un put donne un gamma positif ; vendre l’un ou l’autre, un gamma négatif.
Long ou short volatilitéGagner ou perdre quand l’IV monte (vega), ou quand la volatilité réalisée est forte (gamma).Un straddle acheté est long vega et long gamma.
Couvrir un risquePrendre une position qui annule une sensibilité qu’on ne veut pas porter.Un dealer short calls achète du sous-jacent pour annuler son delta négatif.
Position directionnelleChoisir volontairement de gagner si le prix va dans un sens.Acheter NQ parce qu’on anticipe une hausse.

Point clé : un dealer peut être short gamma avec un delta total proche de zéro. Après couverture, il ne gagne ni ne perd sur un petit mouvement. Mais dès que le prix bouge, son delta se met à dériver, et il doit à nouveau acheter ou vendre pour revenir à zéro. C’est ce rééquilibrage, et non une opinion sur le marché, qui produit les flux dont parle ce cours.

Le portefeuille net d’un dealer dépend de toutes ses positions et de leurs compensations. Ce cours ne suppose jamais qu’ils sont systématiquement vendeurs d’options, ou short puts et long calls : ce sont des hypothèses, que la leçon 3 apprend à examiner.

Options, delta et couverture

Objectif. Savoir calculer le delta d’une position d’options en unités du sous-jacent et la couverture qui l’annule.

En une phrase. Le delta dit combien de parts du sous-jacent une position d’options « contient » ; se couvrir, c’est détenir l’opposé.

Une option donne un droit : acheter (call) ou vendre (put) le sous-jacent à un prix fixé, le strike. Sa valeur suit le sous-jacent, mais pas un pour un. Un call très loin au-dessus du prix bouge à peine ; un call très en dessous bouge presque comme le sous-jacent. Le delta mesure cette proportion : selon l’Options Industry Council, c’est l’estimation de la variation de la prime pour un mouvement de 1 $ du sous-jacent, entre 0 et 1 pour un call, entre −1 et 0 pour un put.

Exemple chiffré

Un sous-jacent fictif vaut 500 $. Un call strike 500 à 7 jours, avec 20 % d’IV, a un delta d’environ 0,51. Un contrat porte sur 100 parts (multiplicateur standard des options sur actions et ETF américains). Si un dealer vend 1 000 de ces calls, son delta est de −1 000 × 100 × 0,51 ≈ −50 550 parts : il perd comme s’il était vendeur de 50 550 parts. Pour être neutre, il en achète 50 550.

Delta d’un call strike 500 selon le prix

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle
Delta d’un call de strike 500 selon le prix du sous-jacent, pour trois échéances0,000,250,500,751,00460480500520540strike 500Prix du sous-jacentDelta
  • call, 2 jours
  • call, 14 jours
  • call, 60 jours

IV 20 % pour les trois échéances, taux nuls. Le delta d’un put de même strike est celui du call moins 1 : la courbe est la même, décalée vers le bas.

La figure montre pourquoi la couverture doit bouger : le delta change avec le prix, et d’autant plus vite que l’échéance est proche. À deux jours, il passe de presque 0 à presque 1 sur quelques dollars autour du strike.

Formule facultative : delta de Black-Scholes

Δcall = N(d1), Δput = N(d1) − 1, avec d1 = [ln(S/K) + σ²T/2] / (σ√T) (taux et dividendes nuls).

En clair : N est une probabilité de loi normale, d1 mesure la distance entre le prix et le strike en « nombre d’écarts-types attendus d’ici l’échéance ». Plus on est loin au-dessus du strike, plus le delta du call se rapproche de 1.

Simulateur A · couverture d’une position

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle
Le dealer
Option
1 000
500 $
500
20 %
7,00 j
Delta d’une option
0,506
Gamma d’une option
0,0288
Delta de la position
−50 5521 000 × 100 × 0,506 × (−1)
Gamma de la position
−2 880short gamma, parts par $
Couverture initiale
ACHAT ▲ 50 552 parts
+1,00 %
Nouveau prix
505,00 $
Nouveau delta d’une option
0,645
Nouveau delta de la position
−64 546approximation par le gamma de départ : −64 955
Pour revenir à delta nul
ACHAT ▲ 13 994 partsdans le sens du mouvement

L’écart entre le delta recalculé et l’approximation par le gamma grandit avec la taille du mouvement et la proximité de l’échéance. Essayez 0,5 jour et ±3 % : le gamma de départ ne dit presque plus rien.

Même trajectoire, long gamma contre short gamma

0 h
1 000 calls 500, rééquilibrage à chaque point. Première ligne : couverture initiale. Résultat = options + couverture, prime initiale exclue.
PrixDealer long gammaDealer short gamma
500,00VENTE ▼ 50 552 partsACHAT ▲ 50 552 parts
505,00VENTE ▼ 13 994 partsACHAT ▲ 13 994 parts
510,00VENTE ▼ 12 148 partsACHAT ▲ 12 148 parts
505,00ACHAT ▲ 12 148 partsVENTE ▼ 12 148 parts
500,00ACHAT ▲ 13 994 partsVENTE ▼ 13 994 parts
495,00ACHAT ▲ 14 198 partsVENTE ▼ 14 198 parts
490,00ACHAT ▲ 12 641 partsVENTE ▼ 12 641 parts
495,00VENTE ▼ 12 641 partsACHAT ▲ 12 641 parts
500,00VENTE ▼ 14 198 partsACHAT ▲ 14 198 parts
Résultat du trajet264 905 $−264 905 $

À temps figé (0 h), le long gamma gagne sur l’aller-retour : il a vendu haut et racheté bas. Le short gamma perd le même montant : il a acheté haut et revendu bas. Ajoutez du temps : la valeur temps des options (theta) fond, et c’est ce qui paie le short gamma pour ce risque. Le résultat final dépend de la taille des allers-retours face au temps écoulé.

Erreur fréquente.

Confondre le delta d’une option et celui de la position. Le delta 0,51 est par part ; il faut multiplier par le nombre de contrats, par le multiplicateur, et par le signe (−1 si le dealer a vendu). Oublier le multiplicateur fait une erreur d’un facteur 100.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Un dealer a vendu 200 puts de delta −0,30 (multiplicateur 100). Quelle couverture annule son delta ?

2. Un dealer couvert en delta a-t-il une opinion sur la direction du marché ?

Gamma positif et négatif

Objectif. Prévoir le sens des ajustements de couverture d’un dealer long ou short gamma, dans les deux directions.

En une phrase. Short gamma : le dealer doit acheter quand ça monte et vendre quand ça baisse. Long gamma : l’inverse.

Le gamma est la vitesse à laquelle le delta change quand le prix bouge. L’OIC le résume ainsi : les options achetées, calls ou puts, ont un gamma positif ; les options vendues, un gamma négatif. Il est plus élevé près de la monnaie et près de l’échéance.

Gamma d’une option strike 500 selon le prix

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle
Gamma d’une option de strike 500 selon le prix, pour trois échéances−0,0030,0120,0270,0420,057460480500520540strike 500Prix du sous-jacentGamma (delta par point)
  • 2 jours
  • 14 jours
  • 60 jours

Même gamma pour le call et le put de même strike et même échéance. À deux jours, le gamma au strike est environ 2,6 fois celui à 14 jours (rapport √(14/2)), et presque nul 20 points plus loin.

Pour un dealer short gamma et couvert, une hausse rend son delta plus négatif : il doit acheter. Une baisse le rend plus positif : il doit vendre. Ses ajustements accompagnent le mouvement. Pour un dealer long gamma, c’est l’inverse : ses ajustements vont contre le mouvement.

Quatre cas chiffrés, à IV et temps constants

Pour isoler le gamma, rien ne bouge sauf le prix. Mêmes 1 000 contrats strike 500 à 7 jours, IV 20 %, mouvement de ±1 %. Chaque tableau suit les sept étapes : position, delta par option, unités, couverture initiale, mouvement, nouveau delta, ajustement.

Dealer short calls

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Des clients achètent 1 000 calls 500 à 7 jours ; le dealer est vendeur. Son delta d’options est négatif, il le compense en achetant le sous-jacent.

Sous-jacent fictif à 500 $, IV 20 % fixe, temps figé : seul le prix bouge. Gamma net à 500 : −2 880 parts par point.
ÉtapeHausse de 1 %Baisse de 1 %
1. Position en optionsvend 1 000 calls 500, 7 jidentique
2. Delta par option à 500call 500 : 0,506identique
3. Multiplicateur et unités× 100 parts par contrat : delta des options −50 552 partsidentique
4. Couverture initialeACHAT ▲ 50 552 partsACHAT ▲ 50 552 parts
5. Mouvement du prix500 → 505 (+1 %)500 → 495 (−1 %)
6. Nouveau delta des options−64 546 parts (call 500 : 0,645)−36 354 parts (call 500 : 0,364)
7. Ajustement pour revenir à zéroACHAT ▲ 13 994 partsVENTE ▼ 14 198 parts
Sens du fluxdans le sens du mouvementdans le sens du mouvement

Short gamma : la hausse rend ses calls plus sensibles, il doit racheter du sous-jacent ; la baisse l’oblige à en revendre. Ses ajustements suivent le prix.

Dealer short puts

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Des clients achètent 1 000 puts 500 à 7 jours ; le dealer est vendeur. Un put vendu a un delta positif : la couverture initiale est une VENTE.

Sous-jacent fictif à 500 $, IV 20 % fixe, temps figé : seul le prix bouge. Gamma net à 500 : −2 880 parts par point.
ÉtapeHausse de 1 %Baisse de 1 %
1. Position en optionsvend 1 000 puts 500, 7 jidentique
2. Delta par option à 500put 500 : −0,494identique
3. Multiplicateur et unités× 100 parts par contrat : delta des options +49 448 partsidentique
4. Couverture initialeVENTE ▼ 49 448 partsVENTE ▼ 49 448 parts
5. Mouvement du prix500 → 505 (+1 %)500 → 495 (−1 %)
6. Nouveau delta des options+35 454 parts (put 500 : −0,355)+63 646 parts (put 500 : −0,636)
7. Ajustement pour revenir à zéroACHAT ▲ 13 994 partsVENTE ▼ 14 198 parts
Sens du fluxdans le sens du mouvementdans le sens du mouvement

Couverture de départ opposée à celle des calls vendus, mais mêmes ajustements : achat dans la hausse, vente dans la baisse. C’est le signe du gamma qui décide du sens des ajustements, pas le type d’option.

Dealer long options

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Des clients vendent 1 000 calls 500 à 7 jours (par exemple des calls couverts) ; le dealer est acheteur.

Sous-jacent fictif à 500 $, IV 20 % fixe, temps figé : seul le prix bouge. Gamma net à 500 : +2 880 parts par point.
ÉtapeHausse de 1 %Baisse de 1 %
1. Position en optionsachète 1 000 calls 500, 7 jidentique
2. Delta par option à 500call 500 : 0,506identique
3. Multiplicateur et unités× 100 parts par contrat : delta des options +50 552 partsidentique
4. Couverture initialeVENTE ▼ 50 552 partsVENTE ▼ 50 552 parts
5. Mouvement du prix500 → 505 (+1 %)500 → 495 (−1 %)
6. Nouveau delta des options+64 546 parts (call 500 : 0,645)+36 354 parts (call 500 : 0,364)
7. Ajustement pour revenir à zéroVENTE ▼ 13 994 partsACHAT ▲ 14 198 parts
Sens du fluxcontre le mouvementcontre le mouvement

Long gamma : il revend dans la hausse et rachète dans la baisse. Ses ajustements vont contre le mouvement, à condition qu’il rééquilibre réellement à ces niveaux.

Positions qui se compensent

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Le dealer est short 1 000 calls 500 et long 1 000 puts 500, même échéance. Gros volume, deux jambes énormes, gamma net nul : c’est une position synthétique short sous-jacent.

Sous-jacent fictif à 500 $, IV 20 % fixe, temps figé : seul le prix bouge. Gamma net à 500 : 0 parts par point.
ÉtapeHausse de 1 %Baisse de 1 %
1. Position en optionsvend 1 000 calls 500, 7 j + achète 1 000 puts 500, 7 jidentique
2. Delta par option à 500call 500 : 0,506 ; put 500 : −0,494identique
3. Multiplicateur et unités× 100 parts par contrat : delta des options −100 000 partsidentique
4. Couverture initialeACHAT ▲ 100 000 partsACHAT ▲ 100 000 parts
5. Mouvement du prix500 → 505 (+1 %)500 → 495 (−1 %)
6. Nouveau delta des options−100 000 parts (call 500 : 0,645 ; put 500 : −0,355)−100 000 parts (call 500 : 0,364 ; put 500 : −0,636)
7. Ajustement pour revenir à zéroAUCUN AJUSTEMENTAUCUN AJUSTEMENT
Sens du fluxaucun fluxaucun flux

Les gammas se compensent exactement : la couverture est fixe et aucun ajustement ne suit le prix. Additionner les volumes des deux jambes aurait fait croire à une exposition énorme.

Comparez les deux premiers tableaux : short calls et short puts démarrent avec des couvertures opposées (achat contre vente) mais font les mêmes ajustements ensuite. C’est le signe du gamma qui décide du sens des ajustements, quel que soit le type d’option.

Pourquoi short gamma peut amplifier dans tous les sens

Un dealer short gamma achète dans chaque hausse et vend dans chaque baisse. Si le prix monte, il achète ; s’il retombe, il revend. Sur une tendance, ses flux allongent la tendance ; sur des allers-retours, ils allongent chaque aller et chaque retour. Le simulateur A le montre sur une même trajectoire : à temps figé, le short gamma perd sur un aller-retour exactement ce que le long gamma gagne. En échange, le vendeur d’options encaisse la valeur temps (theta) : c’est le prix du risque qu’il porte.

Formule facultative : ajustement approché par le gamma

ajustement ≈ −Γposition × ΔS. Ici : Γ ≈ −2 880 parts par dollar, ΔS = +5 $, donc achat ≈ 14 400 parts.

En clair : le gamma donne une estimation rapide, valable pour un petit mouvement. Le calcul complet du tableau donne 13 994 parts, parce que le gamma lui-même baisse quand le prix s’éloigne du strike. Pour un grand mouvement ou près de l’échéance, on recalcule les options au lieu d’extrapoler.

Erreur fréquente.

Croire que « short gamma » veut dire « baissier ». Le short gamma n’a pas de direction : il amplifie potentiellement la hausse comme la baisse, et les retours violents entre les deux.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Un dealer est long gamma et couvert. Le prix monte de 1 %. Que doit-il faire pour revenir à delta nul ?

2. Short calls et short puts, même strike, même échéance : leurs ajustements après une hausse sont…

Origine et estimation du positionnement des dealers

Objectif. Savoir d’où vient une estimation de positionnement, et ce qu’elle suppose.

En une phrase. On ne voit pas les positions des dealers : on les devine à partir de l’open interest, des volumes et d’hypothèses de signe.

Un dealer (teneur de marché) prend en face ce que ses clients veulent acheter ou vendre. Son portefeuille est le reflet inversé de la demande des clients : s’ils achètent des puts pour se protéger, il en vend ; s’ils vendent des calls couverts, il en achète. Les travaux de Gârleanu, Pedersen et Poteshman (2009) s’appuient sur des données qui identifient les positions des dealers et des clients finaux pour montrer que cette demande pèse sur le prix des options : c’est un résultat empirique, sur leurs données.

Le problème : ces positions ne sont pas publiques. L’open interest (le nombre de contrats ouverts) dit combien de contrats existent, pas qui est acheteur. Un indicateur GEX doit donc choisir un signe pour chaque contrat. Certains jeux de données classent les transactions par type de participant et par ouverture ou clôture, comme l’Open-Close de Cboe DataShop ; ils couvrent les bourses concernées, à une fréquence donnée, et restent une classification.

Exemple chiffré

Dans la journée, 20 000 calls 510 s’échangent et l’open interest du lendemain n’augmente que de 500. La plupart des échanges ont fermé des positions existantes ou ont circulé entre participants. Un gros volume ne veut donc pas dire une grosse exposition nette nouvelle, et 500 contrats ouverts ne disent toujours pas qui est vendeur.

Même open interest, trois hypothèses

FICDonnées fictivesESTPositionnement estiméMODHypothèse de modèle

Convention répandue dans les indicateurs GEX publics : on suppose que les clients vendent des calls (calls couverts) et achètent des puts (protection). Le dealer serait donc long tous les calls et short tous les puts ouverts.

Open interest fictif, échéance 5 jours, sous-jacent à 500. Position du dealer selon l’hypothèse choisie (+ acheté, − vendu).
StrikeOI callsOI putsDealer callsDealer puts
4701 5009 000+1 500−9 000
4802 50012 000+2 500−12 000
4905 00010 000+5 000−10 000
5009 0008 000+9 000−8 000
51011 0004 000+11 000−4 000
5209 0002 000+9 000−2 000
5306 0001 000+6 000−1 000
Gamma net estimé du dealer selon le prix−69 909−37 887−5 86626 15558 176470485500515530prix actuelbascule estimée 498,23Prix du sous-jacentGamma net (parts par $)
  • gamma net du dealer, selon l’hypothèse
Gamma net à 500
+7 713long gamma estimé
Flux estimé pour +1 %
VENTE ▼ 38 567parts, si couverture complète
Bascule(s) estimée(s)
498,23
OI total / contrats signés
90 000dont 90 000 attribués au dealer

L’open interest n’a pas bougé d’un contrat entre les trois hypothèses. Le signe du gamma au prix actuel, la bascule et le sens du flux attendu, eux, changent. Un niveau GEX publié hérite toujours d’une hypothèse de ce genre : lisez-la avant le chiffre.

Ce qui fait changer le régime : d’abord, le portefeuille existant change de sensibilité quand le prix, l’IV ou le temps bougent (le gamma d’une option dépend du strike, de l’échéance et de la position du prix). Ensuite, le portefeuille lui-même change avec les nouvelles transactions, les clôtures et les expirations. Les options proches de l’échéance et de la monnaie concentrent le gamma ; des expositions sur plusieurs échéances peuvent se compenser.

Le gamma flip est le niveau où le gamma net estimé change de signe selon un modèle. Il bouge avec chaque hypothèse et pendant la séance. Ce n’est automatiquement ni un support, ni une résistance, ni un signal de reversal.

Erreur fréquente.

Lire « open interest élevé sur les puts 480 » comme « dealers short puts 480 ». L’open interest ne porte pas de signe ; les puts peuvent avoir été vendus par des clients (le dealer serait alors long) ou achetés (le dealer serait short).

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Deux fournisseurs de GEX publient des signes opposés sur la même chaîne. L’explication la plus probable ?

La surface d’IV : niveau, skew et structure par échéance

Objectif. Lire une surface de volatilité implicite et comprendre comment ses déformations changent une couverture, même à prix constant.

En une phrase. Chaque option a sa propre IV ; quand ces IV bougent, les deltas bougent, et la couverture doit suivre.

L’IV (volatilité implicite) est la volatilité qu’il faut mettre dans le modèle pour retrouver le prix coté d’une option. Elle n’est pas la même pour tous les strikes ni toutes les échéances. On décrit sa forme par trois choses :

  • Le niveau : l’IV à la monnaie, souvent sur une échéance de référence (30 jours ici).
  • Le skew : la différence d’IV entre strikes. Sur les indices actions, les puts sous le prix sont en général plus chers que les calls au-dessus ; c’est une observation fréquente, pas une loi.
  • La structure par échéance : l’IV selon la date d’expiration. Normalement croissante, elle peut s’inverser lors d’un stress, et l’échéance qui contient une annonce porte une prime qui disparaît après.

La vega mesure la sensibilité de la valeur d’une option à l’IV. Ce cours s’intéresse surtout à la sensibilité de son delta à l’IV, la vanna (leçon 5) : c’est elle qui change la couverture.

Exemple chiffré

Dans le simulateur ci-dessous, le put 480 à 7 jours vaut 21,4 % d’IV au départ. Avec le scénario « baisse nerveuse » (niveau +7 points, skew plus raide, structure inversée), il passe à 33,5 %, et le portefeuille du dealer exige de vendre environ 26 400 parts, prix inchangé. Avec « rallye calme », il exige d’en acheter environ 14 800.

Simulateur B · surface d’IV et couverture

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Surface de référence : IV 20 % à 30 jours, puts plus chers que les calls, échéances longues un peu plus chères.

20,00 %
3,00
2,00 pts
IV en % par strike (colonnes) et échéance (lignes). Prix du sous-jacent : 500. Les cases encadrées portent une jambe du portefeuille.
Échéance450460470480490500510520530540550
1 j34,631,027,524,020,717,3 (jambe du portefeuille)14,110,97,84,73,0
7 j25,424,022,721,4 (jambe du portefeuille)20,118,917,616,415,214,112,9
30 j23,222,521,921,220,620,019,418,8 (jambe du portefeuille)18,317,717,1
90 j22,722,321,921,621,220,920,520,219,919,519,2
Portefeuille du dealer et effet de la surface choisie, prix inchangé à 500.
JambeIV départ → actuelleDelta par optionAjustement de couverture
Short 2 000 puts 480, 7 j
clients acheteurs de protection
21,40 → 21,40−0,082 → −0,082AUCUN AJUSTEMENT
Long 1 000 calls 520, 30 j
clients vendeurs de calls couverts
18,82 → 18,820,242 → 0,242AUCUN AJUSTEMENT
Short 1 000 calls 500, 1 j
clients acheteurs de calls à 1 jour
17,34 → 17,340,502 → 0,502AUCUN AJUSTEMENT
Total à exécuterAUCUN AJUSTEMENT

Le prix n’a pas bougé et le dealer doit pourtant ajuster. Regardez le signe de chaque jambe : un put hors de la monnaie vendu, un call hors de la monnaie acheté et un call à la monnaie vendu ne réagissent pas pareil au même déplacement de surface. Changez un seul curseur à la fois pour voir quelle jambe domine.

Hypothèse affichée : la surface est fixée par strike (un strike garde son IV quand le prix bouge). D’autres conventions existent, par exemple l’IV attachée à la distance au prix ; elles donnent d’autres deltas pour le même marché.

Erreur fréquente.

Retenir « IV qui baisse = achats de couverture ». Le sens dépend de la position du dealer (acheteur ou vendeur), du type d’option et de sa place par rapport au prix. Dans le simulateur, la même baisse d’IV fait acheter sur une jambe et vendre sur une autre.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Après une annonce attendue, l’échéance courte perd 6 points d’IV et les longues bougent peu. Comment s’appelle cette déformation ?

Vanna et charm

Objectif. Séparer ce qui, dans un ajustement de couverture, vient du prix, de l’IV et du temps.

En une phrase. La vanna dit comment le delta bouge quand l’IV change ; le charm, comment il bouge quand le temps passe, prix et IV fixes.

Trois sensibilités à ne pas confondre :

  • Vega : variation de la valeur de l’option pour +1 point d’IV.
  • Vanna : variation du delta pour +1 point d’IV. Pour un call hors de la monnaie, une IV plus haute augmente le delta ; pour un call dans la monnaie, elle le diminue.
  • Charm : variation du delta quand un jour passe, prix et IV fixes. Une option hors de la monnaie perd du delta en vieillissant ; une option dans la monnaie s’approche de ±1. Le temps qui passe accélère près de l’échéance, comme le rappelle l’OIC pour la valeur temps.

Convention de signe utilisée ici : charm = delta demain − delta aujourd’hui. Certaines sources publient la dérivée par rapport au temps restant, de signe opposé : vérifiez toujours laquelle vous lisez.

Formule facultative : vanna et charm (taux nuls)

vanna = −n(d1) · d2 / σ et ∂Δ/∂τ = −n(d1) · d2 / (2τ), où n est la densité normale et τ le temps restant.

En clair : le signe de d2 (au-dessus ou en dessous du strike, à peu près) décide du sens des deux effets. Le simulateur ne s’appuie pas sur ces formules : il recalcule le delta avec l’IV ou le temps modifiés.

Trois cas chiffrés

  • Renforcement. Short 2 000 puts 480, baisse de 2 % et IV +4 points : le prix seul exige de vendre environ 31 400 parts, l’IV seule environ 7 400 de plus.
  • Compensation. Short 2 000 calls 520, même baisse, même hausse d’IV : le prix exige de vendre environ 10 100 parts, l’IV d’en racheter environ 8 500. Net : une vente d’environ 6 600.
  • Le temps seul. Short 2 000 puts 495 à un jour, prix immobile à 500 : en 18 heures, le dealer doit racheter environ 28 000 parts de sa couverture vendeuse.

Prix, IV, temps : d’où vient l’ajustement

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle

Le dealer a vendu des puts hors de la monnaie. Le prix baisse de 2 % et l’IV monte de 4 points. La baisse rapproche les puts de la monnaie (gamma) et la hausse d’IV gonfle leur delta (vanna) : les deux exigent de vendre.

Portefeuille
−2,00 %
+4,00 pts
0,00 h
short 2 000 puts 480, 7 j, IV de départ 22,00 %. Couverture de départ : VENTE ▼ 17 538 parts. Chaque ligne revalorise en ne changeant qu’une variable.
SourceAjustement nécessaire
Prix seul (gamma)VENTE ▼ 31 355 parts
IV seule (vanna)VENTE ▼ 7 404 parts
Temps seul (charm)AUCUN AJUSTEMENT
Effet croiséACHAT ▲ 822 parts
Total, tout recalculéVENTE ▼ 37 937 parts

Hypothèse affichée : le choc d’IV est le même pour toutes les jambes. Sur un vrai marché, l’IV d’un put hors de la monnaie et celle d’un call ne bougent pas du même nombre de points (l’explorateur de surface montre cette différence). Le temps est compté en heures calendaires ; un desk peut compter en temps de bourse, ce qui change la vitesse du charm la nuit et le week-end.

Erreur fréquente.

Additionner gamma, vanna et charm calculés au départ pour un grand mouvement. Les sensibilités changent elles-mêmes ; l’écart « effet croisé » du module mesure ce que la somme oublie. Le calcul fiable est la revalorisation complète.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Prix stable, échéance demain, dealer short puts hors de la monnaie. Le temps qui passe pousse plutôt…

Couverture, flux clients et liquidité

Objectif. Distinguer un flux de couverture calculé sur une trajectoire et un flux qui modifie la trajectoire.

En une phrase. Un flux de couverture n’a d’effet sur le prix que s’il est assez gros face à la liquidité disponible, et s’il passe vraiment par le marché.

Calculer ce qu’un dealer devrait acheter le long d’une trajectoire ne prouve pas que ces achats ont fait la trajectoire. Entre les deux, il y a la liquidité (combien de contrats sont disponibles à chaque prix), les autres participants (les clients eux-mêmes, les fonds à levier qui rééquilibrent aussi), et les choix pratiques des dealers : rééquilibrer plus ou moins souvent, internaliser une partie des flux, se couvrir avec d’autres instruments.

Ce que dit la recherche, en distinguant les natures de résultats :

  • Mécanisme mathématique : le sens des ajustements selon le signe du gamma (leçons 1 et 2) découle de la définition de la couverture delta.
  • Résultats empiriques : Ni, Pearson, Poteshman et White (2021) trouvent une relation négative entre la volatilité des actions et les positions nettes d’options achetées par les teneurs de marché susceptibles de se couvrir. Baltussen, Da, Lammers et Martens (2021) relient le momentum intraday de plus de 60 contrats futures aux besoins de couverture gamma estimés. Barbon et Buraschi, dans leur document de travail « Gamma Fragility », relient le déséquilibre de gamma à la volatilité intraday. À l’inverse, Dim, Eraker et Vilkov ne trouvent pas que le gamma des options 0DTE propage la volatilité passée de l’indice.
  • Heuristiques de trading : « short gamma = journée agitée », « gros strike = aimant ». Utiles comme hypothèses, jamais démontrées pour une séance donnée.

Simulateur C · laboratoire de régimes

FICDonnées fictivesMODHypothèse de modèle
Exposition nette
Trajectoire
Liquidité
Mode
Prix du sous-jacent sur la séance fictive499,01500,67502,33504,00505,66020395978Pas de 5 minutesPrix
  • prix imposé
ACHAT ▲VENTE ▼
Rééquilibrage du dealer à chaque pas : au-dessus de l’axe il achète, en dessous il vend. Échelle : la plus grande barre vaut 51 062 parts.
Achats de couverture
687 140parts sur la séance
Ventes de couverture
362 988parts sur la séance
Ajustements dans le sens du pas
78 / 78pas où le dealer suit le prix
Amplitude de la séance
5,65 ptssans rétroaction

À essayer : short gamma 1 j, fausses cassures, liquidité mince, puis mode rétroaction. Le même régime allonge chaque aller et chaque retour. Passez en long gamma : les mêmes chocs sont amortis. Passez en échéance 30 j : la même taille de position produit des flux bien plus petits, parce que son gamma est plus faible.

Erreur fréquente.

Prendre la règle d’impact du laboratoire pour une loi. Elle ne sert qu’à voir le sens d’un effet ; sa taille est inventée. Sur un vrai marché, la même couverture peut passer inaperçue un jour de forte liquidité et compter un jour d’annonce.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Le mode « trajectoire imposée » montre des achats de couverture pendant une hausse. Qu’en conclure ?

Lecture conditionnelle des régimes sur futures

Objectif. Relier un contexte options sur QQQ ou NDX à un scénario sur NQ ou MNQ, avec confirmation, invalidation et conditions d’abstention.

En une phrase. Le gamma décrit un terrain possible ; la décision vient de ce que le prix fait sur ce terrain.

Quatre façons de décrire un mouvement

  • Trend following : accompagner une tendance qui persiste.
  • Momentum : exploiter une persistance ou une accélération du mouvement sur un horizon donné.
  • Mean reversion (retour à la moyenne) : rechercher un retour vers une référence définie, par exemple le VWAP.
  • Reversal : un changement de direction, qui demande des indices supplémentaires.

Ces catégories se recoupent et décrivent des comportements de prix ou des approches du trader. Elles ne prouvent pas que les dealers choisissent l’une de ces stratégies : un dealer couvert ne « fait » pas de momentum, il rééquilibre un delta.

De QQQ et NDX à NQ et MNQ

  • Le NQ vaut 20 $ par point d’indice, le MNQ 2 $. Une option QQQ porte sur 100 parts du fonds ; une option NDX sur l’indice avec un multiplicateur de 100 $.
  • Les niveaux QQQ ne se transposent pas directement en points NQ : il faut le ratio NDX / QQQ et la base du future, relevés au même instant.
  • Les couvertures peuvent passer par QQQ, par des paniers d’actions, par NQ, par d’autres options. Le positionnement sur un seul produit ne représente pas toute l’exposition au Nasdaq : NDX, QQQ, les options sur futures et les actions du panier comptent aussi.
  • Un volume d’options ne se convertit pas en contrats futures sans calcul d’exposition : delta, multiplicateur, prix.

De QQQ à NQ : exposition et niveaux

FICDonnées fictives

Valeurs par défaut inventées. Remplacez-les par des prix relevés au même instant : le ratio et la base bougent pendant la séance.

parts
$
pts
pts
$
Delta en dollars
75 000 000 $parts × prix QQQ
Équivalent NQ
182,22contrats à 20 $ par point
Équivalent MNQ
1 822,16contrats à 2 $ par point
Ratio NDX / QQQ
41,00à cet instant seulement
Base NQ − NDX
80,00points
Niveau NQ approché
20 375,00495,00 × ratio + base

Ce calcul donne une équivalence de taille, pas une prévision : rien ne garantit que le flux passe par NQ. Un dealer peut se couvrir en actions QQQ, en paniers, en futures ou en d’autres options, et une partie du risque se compense entre ses propres clients. Le ratio NDX / QQQ dérive aussi avec les frais et les dividendes du fonds : recalculez-le chaque fois.

La matrice de scénarios

Pour chaque scénario, on sépare toujours cinq choses : le contexte, l’hypothèse sur les flux, les observations de marché, le déclencheur éventuel et l’invalidation. Le VWAP, la structure du prix, le volume et le footprint sont des observations : ils ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier les transactions des dealers.

SCNScénario prospectifESTPositionnement estimé Chaque ligne décrit un scénario à étudier sous hypothèses. Ouvrez un scénario pour lire ses sept colonnes.

Short gamma, cassure haussière et continuationLong de continuation à étudier, après acceptation.
Contexte
Gamma net estimé négatif autour et au-dessus du prix (par exemple calls à échéance proche achetés par les clients), prix qui casse un niveau de référence.
Couverture attendue
Achats de couverture possibles à mesure que le prix monte, si l’estimation est juste et si les dealers rééquilibrent sur le sous-jacent ou ses futures.
Comportement possible du prix
Continuation, parfois accélération, avec des retours brusques si le flux s’inverse.
Approche à étudier
Long de continuation après acceptation au-dessus du niveau cassé. Short de retour à la moyenne déconseillé sans signe de rejet net.
Confirmation
Retour sur le niveau cassé qui tient, agression acheteuse qui fait progresser le prix, VWAP en dessous et en pente.
Invalidation
Clôture de barre sous le niveau cassé, agression acheteuse absorbée sans progrès.
Conditions pour s’abstenir
Cassure sur volume faible, estimation de positionnement ancienne ou contredite, annonce imminente.
Short gamma, cassure baissièreShort de continuation à étudier ; gamma et vanna peuvent se renforcer.
Contexte
Gamma net estimé négatif sous le prix (puts vendus par les dealers), IV qui monte et skew qui se raidit pendant la baisse.
Couverture attendue
Ventes de couverture possibles, renforcées par la vanna sur des puts vendus hors de la monnaie.
Comportement possible du prix
Continuation baissière, accélérations possibles, rebonds violents sur rachats ou nouvelles.
Approche à étudier
Short de continuation après rejet d’un retour sur le niveau perdu. Achat de retour à la moyenne seulement avec absorption claire et reflux d’IV.
Confirmation
Retest rejeté, nouveaux plus bas avec agression vendeuse, liquidité acheteuse qui se retire.
Invalidation
Reprise acceptée du niveau perdu, reflux rapide de l’IV avec rachats agressifs.
Conditions pour s’abstenir
Carnet très mince et spreads élargis, mouvement déjà très étendu sans structure de retest.
Short gamma, fausses cassures et allers-retoursLe plus souvent : aucune position, ou très petites positions de retour au centre.
Contexte
Gamma net estimé négatif près du prix, gros strike tout proche, volatilité réalisée élevée sans direction.
Couverture attendue
Achats dans chaque hausse, ventes dans chaque baisse : la même mécanique allonge chaque jambe, y compris les retours.
Comportement possible du prix
Allers-retours violents, cassures effacées, amplitude élevée.
Approche à étudier
Attente d’une acceptation hors de la zone. Retour au centre seulement avec invalidation serrée et taille réduite.
Confirmation
Deux barres acceptées hors de la zone et un retour qui tient, ou une baisse nette de l’amplitude.
Invalidation
Pour un retour au centre : nouvelle extension acceptée au-delà du dernier extrême.
Conditions pour s’abstenir
Par défaut ici : le régime peut punir toutes les directions.
Long gamma, marché en rangeVente ou achat de retour à la moyenne à étudier, aux bords du range.
Contexte
Gamma net estimé positif autour du prix, volatilité réalisée faible, pas d’annonce proche.
Couverture attendue
Ventes dans les hausses, achats dans les baisses, si les dealers rééquilibrent à ces niveaux.
Comportement possible du prix
Range, extensions freinées, retour fréquent vers une référence (VWAP, milieu de range).
Approche à étudier
Vente de retour à la moyenne en haut du range, achat de retour à la moyenne en bas, objectif à la référence.
Confirmation
Rejet au bord du range, agression qui ne fait plus progresser le prix (absorption).
Invalidation
Acceptation hors du range avec volume croissant.
Conditions pour s’abstenir
Range qui se resserre avant une annonce, volume qui augmente sur les bords.
Long gamma dépassé par une nouvelleAucune position pendant le choc, puis recalcul complet.
Contexte
Gamma net estimé positif avant une annonce. Le chiffre surprend, le prix sort violemment de la zone.
Couverture attendue
Les ajustements contre le mouvement existent peut-être, mais un flux directionnel important les dépasse ; le portefeuille change avec les nouvelles transactions.
Comportement possible du prix
Déplacement rapide, rebonds erratiques, liquidité dégradée.
Approche à étudier
Aucune position tant que le carnet et les spreads ne sont pas revenus à la normale. Ensuite, continuation ou retour à la moyenne selon la nouvelle structure.
Confirmation
Nouvelle zone d’échange acceptée, spreads normaux, exposition recalculée.
Invalidation
Sans objet pendant le choc : il n’y a pas de position à invalider.
Conditions pour s’abstenir
Pendant le choc et tant que l’open interest n’est pas mis à jour.
Gamma et vanna en oppositionLe contexte options ne tranche pas : la décision doit venir du prix.
Contexte
Par exemple dealers estimés short calls hors de la monnaie pendant une hausse où l’IV de ces calls baisse.
Couverture attendue
Achats côté gamma, ventes côté vanna : flux net incertain et souvent modeste.
Comportement possible du prix
Dérive, petites oscillations, aucune amplification lisible.
Approche à étudier
Suivi de tendance seulement sur structure de prix, sans s’appuyer sur les flux de couverture. Sinon, aucune position.
Confirmation
Cassure acceptée qui se suffit à elle-même.
Invalidation
Retour sous le dernier creux de la tendance.
Conditions pour s’abstenir
Si aucune structure de prix nette n’existe.
Changement de régime intradayRecalculer, puis étudier la continuation dans le nouveau régime.
Contexte
Le prix franchit une bascule estimée, ou une échéance proche expire, ou l’IV change nettement.
Couverture attendue
Les ajustements changent de sens : ceux qui freinaient peuvent accompagner, ou l’inverse.
Comportement possible du prix
Changement de volatilité réalisée, parfois d’abord des hésitations autour du niveau.
Approche à étudier
Continuation dans le sens du franchissement après rejet d’un retour ; hypothèse de reversal seulement avec reprise du niveau et confirmation.
Confirmation
Rejets répétés du niveau franchi, volatilité réalisée qui change avec le régime.
Invalidation
Retour accepté de l’autre côté du niveau.
Conditions pour s’abstenir
Juste avant l’expiration, quand une grande partie du gamma est sur le point de disparaître.
Positionnement incertain ou signaux contradictoiresAucune position fondée sur les flux de couverture.
Contexte
Sources qui divergent sur le signe, open interest périmé (lendemain d’expiration), classification des transactions peu fiable.
Couverture attendue
Inconnue, y compris son signe.
Comportement possible du prix
Aucune déduction possible depuis les flux de couverture.
Approche à étudier
Aucune position fondée sur les options. Une idée de trading peut exister, mais elle doit tenir sans ce contexte.
Confirmation
Données mises à jour et méthodes comparées ; ou structure de prix nette indépendante.
Invalidation
Sans objet.
Conditions pour s’abstenir
Par défaut.

Erreur fréquente.

Faire du gamma un bouton : « GEX négatif, je vends ». Le contexte ne dit ni la direction, ni le moment. Sans déclencheur observable et sans invalidation écrite, il n’y a pas de scénario, seulement une opinion.

Vérification

Choisissez une réponse par question

1. Un modèle donne un flux de couverture de 150 000 parts QQQ. QQQ vaut 500 $, NQ 20 580 points. Combien de contrats NQ ce delta représente-t-il, à peu près ?

2. Gamma estimé négatif, mais deux fournisseurs divergent et l’open interest date d’avant une grosse expiration. Que retenir ?

Exercices et mises en situation

Objectif. Appliquer tout le parcours à des situations où l’information arrive au fil de l’eau.

En une phrase. On juge le raisonnement, pas le résultat : une bonne décision peut perdre, une mauvaise peut gagner.

Le replay révèle une séance fictive en cinq étapes. À chaque étape, choisissez une hypothèse avant de voir la suivante ; votre réponse reste figée. Les huit exercices suivent le même principe, avec cinq questions chacun : ce que les dealers pourraient devoir faire, ce qu’on peut en déduire, votre décision, une confirmation et une invalidation.

Simulateur D · replay de séance NQ

FICDonnées fictivesESTPositionnement estimé
  1. Contexte de départ
  2. Première impulsion
  3. Mouvement de l’IV
  4. Nouveaux flux
  5. Changement de régime possible
NQ fictif, informations révélées jusqu’à l’étape en cours20 28020 36520 45020 53520 62001223Temps (barres de 5 minutes, révélées au fil des étapes)NQ
  • NQ fictif

Étape 1 / 5 : Contexte de départ

  • ESTPositionnement estiméNouveau : Gamma net estimé positif entre 497 et 504 sur QQQ, gros strike 500 en 0DTE, bascule estimée vers 495,50.
  • OBSDonnée observéeNouveau : NQ ouvre à 20 600, à plat. IV stable, aucune annonce prévue.

Quelle hypothèse retenez-vous à cet instant ?

1. Short gamma estimé, cassure haussière

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméPlusieurs modèles placent les dealers short gamma sur QQQ entre 498 et 506, surtout via des calls 0DTE achetés par les clients ce matin.
  • OBSDonnée observéeQQQ casse 500 (plus haut de la veille) avec un volume deux fois supérieur à la moyenne des 20 dernières barres de 5 minutes.
  • OBSDonnée observéeNQ suit, au-dessus du VWAP de séance ; les barres de cassure montrent une agression acheteuse nette.
  • OBSDonnée observéeIV 0DTE stable, skew inchangé.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

2. Short gamma estimé, cassure baissière (une bonne décision qui perd)

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméModèles convergents : gamma net négatif sous 495 sur QQQ, beaucoup de puts 0DTE et 1DTE vendus par les dealers.
  • OBSDonnée observéeQQQ perd 495 sur un volume élevé ; NQ passe sous le VWAP et sous le plus bas de la matinée.
  • OBSDonnée observéeIV front +2 points, skew qui se raidit.
  • OBSDonnée observéeRetour sur 495 rejeté : agression acheteuse absorbée, le prix repart sous 494,70.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

3. Short gamma estimé, fausses cassures et allers-retours

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméGamma net estimé négatif autour du prix, gros strike 500 en 0DTE.
  • OBSDonnée observéeDepuis une heure, QQQ fait 499,10 → 501,20 → 498,60 → 501,40 : chaque cassure d’un côté est effacée en moins de 15 minutes.
  • OBSDonnée observéeVolume élevé dans les deux sens, delta cumulé qui oscille, VWAP plat.
  • OBSDonnée observéeLe prix vient de passer au-dessus de 501,40.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

4. Long gamma estimé, marché en range

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméModèles convergents : gamma net positif important entre 496 et 504 sur QQQ (dealers estimés long calls 500 à 2 jours).
  • OBSDonnée observéeQQQ oscille entre 498,20 et 501,60 depuis le matin, volume en baisse, VWAP au milieu du range.
  • OBSDonnée observéeLe prix touche 501,60 pour la troisième fois ; l’agression acheteuse ne fait plus progresser le prix.
  • OBSDonnée observéeIV en légère baisse, aucune annonce prévue avant demain.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

5. Long gamma dépassé par une nouvelle (une mauvaise décision qui gagne)

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméGamma net estimé positif autour de 500 depuis plusieurs jours.
  • OBSDonnée observée14 h 30 : chiffre d’inflation bien au-dessus des attentes. NQ perd 1,4 % en 3 minutes, QQQ passe de 500 à 493.
  • OBSDonnée observéeIV front +5 points, carnet très mince, spreads élargis.
  • OBSDonnée observéeLe prix rebondit d’un point puis hésite.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

6. Gamma et vanna en opposition

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméDealers estimés short calls 510 à 7 jours (demande de calls de clients), peu d’autres expositions.
  • OBSDonnée observéeQQQ monte de 503 à 506 sur la séance, régulièrement.
  • OBSDonnée observéeL’IV des calls 510 baisse de 3 points pendant la hausse.
  • OBSDonnée observéeVolume moyen, aucune agression marquée.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

7. Changement de régime intraday

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméMatin : gamma net estimé positif au-dessus de 497, négatif en dessous (bascule estimée vers 497), forte concentration 0DTE.
  • OBSDonnée observéeMatin calme autour de 500, petits allers-retours amortis.
  • OBSDonnée observée13 h : le prix passe sous 497, l’IV front monte de 2 points, la volatilité réalisée double.
  • OBSDonnée observéeRetour sur 497 rejeté deux fois, agression vendeuse à chaque rejet.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

8. Positionnement incertain, signaux contradictoires

FICDonnées fictives

Ce que vous savez maintenant

  • ESTPositionnement estiméFournisseur A : gamma net positif. Fournisseur B : gamma net négatif. Les deux utilisent l’open interest de la veille.
  • OBSDonnée observéeGrosse échéance mensuelle hier soir : une partie importante de l’open interest a expiré.
  • OBSDonnée observéeQQQ au VWAP, volume faible, delta cumulé plat.
  • OBSDonnée observéeLes échanges d’options de la séance sont en hausse, mais sans classification fiable à l’ouverture ou à la clôture.

1. Que pourraient devoir faire les dealers ?

2. Qu’est-ce que cela permet, ou non, de déduire du prix ?

3. Votre décision sur NQ / MNQ

4. Quelle observation confirmerait l’hypothèse ?

5. Qu’est-ce qui l’invaliderait ?

Aucun pourcentage de réussite n’est affiché, et aucun n’existe : ces situations sont inventées pour entraîner le raisonnement. Pour tester une idée sur des données réelles, passez par un protocole de backtest défini à l’avance.

Glossaire

Dealer
Teneur de marché en options : il prend la contrepartie des clients et couvre une partie des risques qu’il porte.
Delta
Variation de la valeur d’une option pour +1 du sous-jacent. En unités : contrats × multiplicateur × delta.
Gamma
Variation du delta pour +1 du sous-jacent. Positif pour une option achetée, négatif pour une option vendue.
Vega
Variation de la valeur d’une option pour +1 point d’IV.
Vanna
Variation du delta pour +1 point d’IV.
Charm
Variation du delta quand un jour passe, prix et IV fixes (convention de ce cours : delta demain − delta aujourd’hui).
Theta
Perte de valeur d’une option due au temps qui passe, toutes choses égales par ailleurs.
IV
Volatilité implicite : celle qui, dans le modèle, redonne le prix coté de l’option.
Skew
Différence d’IV entre strikes d’une même échéance.
Structure par échéance
IV à la monnaie selon la date d’expiration.
Open interest
Nombre de contrats ouverts. Ne dit pas qui est acheteur ou vendeur.
GEX
Agrégation estimée du gamma des dealers, sous hypothèses de signe, d’unités et de données.
Gamma flip
Prix où le gamma net estimé change de signe selon un modèle. Mobile, dépendant des hypothèses.
0DTE
Option qui expire le jour même.
Base
Écart entre le prix du future et celui de l’indice au même instant.
VWAP
Prix moyen pondéré par les volumes depuis un point de départ défini.
Absorption
Beaucoup d’agression d’un côté sans progrès du prix : une observation, qui ne désigne aucun participant.

Fiabilité des données, hypothèses et sources

Hypothèses de calcul du parcours

  • Modèle de Black-Scholes (Black et Scholes, 1973), taux et dividendes nuls, options européennes, temps en jours calendaires sur 365.
  • Couverture complète et immédiate en sous-jacent, arrondie à la part ; aucun coût de transaction.
  • Après chaque mouvement, toutes les options sont revalorisées (prix, IV, temps) ; aucune sensibilité n’est extrapolée.
  • Surface d’IV de forme simple (niveau, skew en √(30/jours), pente logarithmique par échéance), fixée par strike, calibrée sur aucun marché. Le module vanna utilise un choc d’IV uniforme, annoncé comme tel.
  • Règle d’impact du laboratoire : un nombre de points par 10 000 parts, choisi pour la lisibilité. Ce n’est pas une loi de marché.
  • Toutes les chaînes, séances et positions sont fictives. Aucune probabilité de réussite ni performance n’est donnée.

Limites des indicateurs GEX

  • L’open interest seul ne révèle pas les positions exactes des dealers ; il est publié avec un décalage et ne voit pas les échanges de la séance.
  • Chaque GEX repose sur une hypothèse de signe (par exemple dealers long calls et short puts), documentée ou non par son fournisseur. Les classifications de transactions (acheteur ou vendeur, ouverture ou clôture) sont imparfaites, et les règles de classification par le prix, comme celle de Lee et Ready (1991), se trompent sur une partie des échanges.
  • Les unités diffèrent d’un fournisseur à l’autre (parts par point, dollars par 1 %, contrats) : comparez les unités avant les chiffres.
  • Le positionnement estimé sur un seul produit ne couvre ni les autres produits sur le même indice, ni les positions de gré à gré.

Sources primaires

Pour aller plus loin sur le site : le GEX expliqué, les murs de gamma, le skew de volatilité et la transposition des niveaux sur ES et NQ.

Questions fréquentes

Les dealers sont-ils toujours short gamma ?
Non. Leur portefeuille net dépend de ce que leurs clients achètent et vendent, sur tous les strikes et toutes les échéances, et des positions qui se compensent. Un dealer qui a acheté des options à des clients vendeurs de calls couverts est long gamma sur ces strikes. Toute affirmation sur leur signe est une estimation à vérifier.
Un GEX négatif veut-il dire que le marché va baisser ?
Non. Un gamma net estimé négatif signifie que, si l’estimation est juste et si les dealers rééquilibrent, leurs ajustements iraient dans le sens du mouvement, à la hausse comme à la baisse. Il décrit une sensibilité possible, sans direction.
Le niveau de gamma flip est-il un support ?
Non. C’est le prix où un modèle donne un gamma net nul. Il dépend des hypothèses de signe, de l’open interest utilisé et de la surface de volatilité, et il bouge pendant la séance. Le prix peut le traverser sans réaction.
Peut-on convertir un niveau QQQ en niveau NQ ?
Approximativement, avec le ratio NDX / QQQ et la base du future relevés au même instant. Le ratio dérive avec le temps et la base change avec les taux et l’échéance : un niveau transposé est une zone, pas un prix exact.
Ce cours donne-t-il des signaux de trading ?
Non. Il apprend à décrire un contexte, une hypothèse sur les flux, les observations qui la confirment ou l’invalident, et les situations où il vaut mieux ne rien faire. Toutes les données des exemples sont fictives.
NEXT

À lire ensuite